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5e édition des journées du livre russe à Paris, sur le thème "Saint-Pétersbourg à livre ouvert"

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Durée : 3min 42sec | Postée : Il y a 5 jours | Chaîne : Le journal de VDLRUssie par chapitre

Les 31 janvier et 1er février 2014, à la Mairie du cinquième arrondissement de Paris, aura lieu la cinquième édition des Journées du Livre russe et des littératures russophones, sur le thème « Saint-Pétersbourg à livre ouvert ». C’est la deuxième fois que la mairie du cinquième arrondissement accueille cette manifestation organisée par l’association France Oural et soutenue par de nombreux partenaires. Ces journées littéraires de grande importance, seront encore complétées de représentations théâtrales, cinématographiques et de plusieurs expositions. Elles ont vu le jour en 2010 à la faveur de l’Année croisée France-Russie et ont pris avec le temps, l’envergure d’un véritable festival, complété par la 8e édition du Prix Russophonie, destiné à couronner la meilleure traduction en français, d’un livre russe. 
Cette année, le thème de la manifestation est consacré à Saint-Pétersbourg. C’est un hommage à la grande métropole septentrionale, berceau de la littérature russe, qui inspira tant d’écrivains célèbres comme Pouchkine, Gogol, Dostoïevsky, Brodsky, Biely ou encore Akhmatova, pour ne citer que les plus célèbres écrivains du passé. Aujourd’hui, c’est une pléiade d’écrivains d’envergure qui leur succède, dont certains seront présents lors de ces deux journées historiques pour la collaboration littéraire et artistique entre la Russophonie et la Francophonie. Contrairement à Moscou la slavophile, Saint-Pétersbourg a été voulue, par son créateur Pierre le Grand, comme une fenêtre ouverte sur l’Europe, non seulement politique et économique, mais aussi culturelle.
Saint-Pétersbourg, siège du pouvoir et centre intellectuel de la Russie durant deux siècles, a attiré les plus grands écrivains russes et a été une source d'inspiration majeure de leur œuvre. Comme l’a écrit Wladimir Troubetzkoy, je cite : « Toute la littérature russe est née de Saint-Pétersbourg et à Saint-Pétersbourg, on l’y rencontre à chaque pas ». En effet, la littérature pétersbourgeois a marqué la musique et la danse, en laissant de nombreux compositeurs ou chorégraphes s’abreuver à leurs sources. Au début de l’histoire de cette ville, les écrivains, comme les artistes, ont été profondément marqués par la littérature française, puis ce fut au tour de nombreux écrivains français d’être impressionnés par la « Venise du Nord », et cela jusqu’à nos jours.
Si ces journées littéraires permettent de revisiter Pouchkine, Gogol, Dostoïevsky et Akhmatova, elles permettent aussi de faire connaître les écrivains contemporains de la cité pétrovienne, trop souvent éloignés de la capitale moscovite. Plusieurs tables rondes démontreront que Saint-Pétersbourg fut pendant toute la durée du règne des Romanov, l’épicentre de la vie politique et culturelle du plus vaste empire du monde. Ces rencontres, avec les auteurs et les traducteurs, pendant ces deux journées, permettront d’aborder des sujets multiples et variés, principalement orientés sur les thèmes de l’identité littéraire de l’ancienne capitale des Romanov, ou encore sur le rôle essentiel des traducteurs dans la diffusion des textes en russe et en français.
Dans le cadre de cette manifestation mais aussi à l’occasion du centenaire de la guerre de 1914-1918, le film, « La Grande Guerre oubliée », sera projeté le vendredi à 20 h  au cinéma « La Clef », rue Daubenton. Ce film rappelle que des dizaines de milliers de soldats russes furent massacrés alors qu’ils portaient secours à leurs alliés mis en difficulté par l’armée allemande.  C’est cet acte de fidélité du tsar Nicolas II envers la France, qui facilitera l’implantation du communisme en Russie, entraînant un génocide de plusieurs millions de morts sur lequel la presse française ne s’attarde jamais. Saint-Pétersbourg sera rebaptisé Pétrograd, puis Léningrad perdant ainsi son identité jusqu’en 1991 où la renaissance du pays libérera les écrivains condamnés au Goulag. Ces journées du livre russe seront l’occasion de mieux comprendre l’âme du peuple russe et de découvrir ou de mieux connaître, la splendide cité de Pierre le Grand.


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