Quantcast
Connectez-vous S'inscrire

Cérémonie d'hommage à Dominique Venner - 31 mai 2013

Notez








Expand Expand
Durée : 1h 26min 12sec | Postée : Il y a 4 mois | Chaîne : Dans la société française…
« Les raisons d’une mort volontaire »

Je suis sain de corps et d’esprit, et suis comblé d’amour par ma femme et mes enfants. J’aime la vie et n’attends rien au-delà, sinon la perpétuation de ma race et de mon esprit. Pourtant, au soir de cette vie, devant des périls immenses pour ma patrie française et européenne, je me sens le devoir d’agir tant que j’en ai encore la force. Je crois nécessaire de me sacrifier pour rompre la léthargie qui nous accable. J’offre ce qui me reste de vie dans une intention de protestation et de fondation. Je choisis un lieu hautement symbolique, la cathédrale Notre-Dame de Paris que je respecte et admire, elle qui fut édifiée par le génie de mes aïeux sur des lieux de cultes plus anciens, rappelant nos origines immémoriales.

Alors que tant d’hommes se font les esclaves de leur vie, mon geste incarne une éthique de la volonté. Je me donne la mort afin de réveiller les consciences assoupies. Je m’insurge contre la fatalité. Je m’insurge contre les poisons de l’âme et contre les désirs individuels envahissants qui détruisent nos ancrages identitaires et notamment la famille, socle intime de notre civilisation multimillénaire. Alors que je défends l’identité de tous les peuples chez eux, je m’insurge aussi contre le crime visant au remplacement de nos populations.

Le discours dominant ne pouvant sortir de ses ambiguïtés toxiques, il appartient aux Européens d’en tirer les conséquences. A défaut de posséder une religion identitaire à laquelle nous amarrer, nous avons en partage depuis Homère une mémoire propre, dépôt de toutes les valeurs sur lesquelles refonder notre future renaissance en rupture avec la métaphysique de l’illimité, source néfaste de toutes les dérives modernes.

Je demande pardon par avance à tous ceux que ma mort fera souffrir, et d’abord à ma femme, à mes enfants et petits-enfants, ainsi qu’à mes amis et fidèles. Mais, une fois estompé le choc de la douleur, je ne doute pas que les uns et les autres comprendront le sens de mon geste et transcenderont leur peine en fierté. Je souhaite que ceux-là se concertent pour durer. Ils trouveront dans mes écrits récents la préfiguration et l’explication de mon geste.



*Pour toute information, on peut s’adresser à mon éditeur, Pierre-Guillaume de Roux. Il n’était pas informé de ma décision, mais me connaît de longue date.

*Dominique Venner est né en 1935. Il est essayiste et historien. Il est le fondateur de La Nouvelle Revue d’histoire. Il a publié un grand nombre de livres (parmi lesquels Le Siècle de 1914 ou Histoire et tradition des Européens). Derniers essais parus : Le Choc de l’Histoire (Editions Via Romana, 2011), L’Imprévu dans l’Histoire (Ed. Pierre-Guillaume de Roux, 2012). Essai à paraître chez cet éditeur : « Un Samouraï d’Occident. Le bréviaire des insoumis ».


1.Posté par DESCHAMPS le 10/06/2013 19:48 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Bravo pour cet hommage à ce grand homme qui a été au bout de ses convictions. Je ne suis pas pour le suicide, mais ce sacrifice est grand, face au discours des bobos parisiens en sens unique d'une civilisation "parisienne" en décadence. Ce flux unique de pensée n'est pas la France et doit être combattu.
Comme bien des hommes l'ont fait dans ce monde, l'acte de l'immolation est probablement l'acte spectaculaire essentiel pour que l'on prenne conscience de la situation.
L'honneur d'un homme est sauvé à quand l'honneur du peuple ?
Mes condoléances à sa famille qui peut être fière de cet appel au réveil des Français et qui rappelle ce que nous avons construit par le sang de nos anciens et des générations suivantes, aujourd'hui bafoués et qu'on voudrait faire oublier par des excuses qui n'ont pas lieu d'être...
RV

2.Posté par Vicaire le 11/06/2013 15:15 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Adieu M.Venner , je présente mes plus sincères condoléances à votre famille. Votre sacrifice est grand, mais je crois que vous auriez été plus utile vivant à la France et à son peuple perdu.
Prions pour que votre départ soit l'étincelle qui réveille les Français.

3.Posté par Juan Montero le 14/06/2013 21:23 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
b[tú que defendías la identidad de todos los pueblos, pero con la libertad del que no se odia a sí mismo, tu amor era puro y sin complejos, libre de enfofobia amabas también nuestra raza y nuestra identidad, la de los europeos.

En los tiempos líquidos que vivimos, donde nada es lo que parece, donde el relativismo y la incoherencia lo inunda todo, fundiste el verbo y la acción en un todo, tú fuiste ese barco que supo mantenerse por encima del líquido viscoso con rumbo recto, y la nave gobernada como lo hace un vero capitán, con el ejemplo y el sacrificio.

Tu muerte la leí publicada por Le Monde diplomatique casi al instante de producirse, me dejó consternado, justo tenía tu último libro publicado en español delante de mis ojos "Europa y su destino" editorial Áltera. Pensé en tu gesto, quise indagar en el porque y encontré tu carta de despedida, la que debía sacudir conciencias, en ese mismo instante decidí que la ciudad donde soy regidor sería la primera de Europa donde se pediría una calle en tu honor. Ya imaginas el resultado, incluso el máximo exponente de la endofobia en el consistorio, aquellos que representan aunque disfrazados a la extrema izquierda, se quedaron asombrados de que abiertamente se pidiera una calle para tan insigne señor, máximo exponente de lo que ellos llaman la extrema derecha, y nosotros movimiento identitario. No se trataba de que tuvieras la calle, sabía que no nos la darían, se trataba de que supieran que esa será una de nuestras primeras acciones en cuando conquistemos esa plaza, reponer la memoria histórica de los europeos, entonces tendrás esa calle en tu honor, aquí te dejo mi palabra comprometida en ello, hay motivos de sobras.

Fuiste un hombre leal y valiente, coherente con tu discurso hasta sus ultimas consecuencias, un Samurai de Europa, que entregó su vida por el despertar de su pueblo en el acto más limpio, puro y generoso que ha vivido este continente en el S.XXI, buscabas la reacción que destrozara el virus inoculado, la anestesia inyectada. No ha sido en vano, en toda Europa y allende de sus fronteras ha retumbado el eco de tu gesto, de tu verbo de tu acción. Si está tierra se salva, si se levanta a tiempo, quedará labrada en su memoria que la primera piedra de la Reconquista se levantó en el altar de Notre Dame.