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Hold-up du siècle sur les caisses de retraite du privé : les braqueurs siègent au conseil d'administration !

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Durée : 3min 23sec | Postée : Il y a 5 mois | Chaîne : Le journal de VDLRUssie par chapitre


Le serpent de mer des retraites a refait surface dans le marigot de la politique française. Moins sympathique mais beaucoup plus présent que le Nessie du Loch Ness, il revient sous chaque Gouvernement français qui s’empresse de masquer les réalités toujours plus prégnantes par des replatrages de circonstance.
Il y a urgence : les régimes Agirc (pour les cadres) et Arrco (pour tous les salariés), qui couvrent au total 11,5 millions de salarié du privé, sont au bord de la faillite pure et simple. Les réserves du premier devraient avoir fondu dès 2016, tandis que celles du deuxième devraient être épuisées d'ici 2020-2023, soit dix ans plus tôt que les projections initiales le laissaient craindre. Résultat, il faut impérativement trouver entre 6 et 10 milliards d'euros d'ici 2 017 pour assurer leur pérennité.
 
Pourquoi la France se retrouve-t-elle placée au pied du mur, sans avoir anticiper une échéance pourtant prévue depuis longtemps ? Tout simplement parce que la gestion des retraites est aux mains d’individus n’ayant aucune légitimité : les fameux « partenaires sociaux ».
Qui sont-ils ?
D’un côté, les syndicats… CGT, FO, CFTC, CFDT, CFE-CGC. Ils représentent moins de 7 % des salariés français. En fait 13 % dans la fonction publique, et moins de 4 % dans le privé… c’est-à-dire ceux qui sont directement concernés par la réforme des retraites complémentaires… Ces syndicats se partagent 4 milliards de subventions publiques par an.
 
De l’autre, le « patronat ». Le Medef, la CGPME, et l’UPA. Sur le papier, on a la fine fleur des entreprises françaises. Dans la réalité, c’est une caste qui n’est pas reconnue par les dirigeants des PME, principaux employeurs de France. Selon un sondage OpinionWay de novembre 2009, 59 % des patrons de PME et artisans, ne se reconnaissent pas dans les syndicats patronaux. Le même sondage indique d’ailleurs que 67 % des salariés de ces entreprises ne se reconnaissent pas dans les syndicats de salariés. Ce sont pourtant eux qui seront directement concernés par les décisions prises par ces fameux « partenaires sociaux ».
Notons au passage que les organisations patronales elles, touchent 1,5 milliard d’euros de subvention annuelle.
 
Mais les « partenaires sociaux » touchent aussi directement des fonds paritaires, c’est-à-dire de l’argent provenant de ces caisses de retraites complémentaires qu’ils sont sensés gérés…
Sensés, car ils n’ont rien fait quand l’État a commis un véritable hold-up en 2010, en prélevant 6 milliards d’euro des caisses de l’AGIRC et de l’ARRCO pour les transférer sur les comptes de l’Ircantec… l’organisme en charge des retraites complémentaires des fonctionnaires… principaux pourvoyeurs des bataillons syndicalistes. On voit à quel point le système français est vérolé, irréformable et à la limite d’un système de corruption généralisée. Les principaux intéressés, les salariés du privé et les retraités du privé, eux, ne sont jamais à la table de ceux qui bradent leur pension ou leur pouvoir d’achat.
 
Il y a pourtant une solution toute trouvée dans tous les chiffres que je viens de vous énoncés. Tout d’abord, retirer aux partenaires sociaux, la gestion des caisses de retraite et enfin, couper les subventions publiques aux syndicats et au Medef. L’État, économisera ainsi 5,5 milliards par an, soit 22 milliards d’ici 2017 !… C’est deux fois plus que nécessaire pour sauver les retraites complémentaires. L’État français pourrait même revaloriser les pensions de retraite !
Une dernière information. Tous ces éléments de réflexion sont dans un rapport parlementaire de la précédente mandature, le rapport Perruchot. Mais il a été interdit de publication… C’est ballot…