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Hommage à Hélie Denoix de Saint Marc qui nous a quitté ce mois d'août.

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Durée : 4min 52sec | Postée : Il y a 5 jours | Chaîne : Le journal de VDLRUssie par chapitre

Le commandant Hélie Denoix De Saint Marc s’est éteint le lundi 26 septembre 2013. Avec lui, c’est une figure emblématique qui disparaît. Malgré une vie mouvementée : Résistant à 16 ans puis déporté, guerre d’Indochine, guerre d’Algérie, Putsch des généraux, prison… Hélie Denoix De St Marc était en paix avec lui-même. Il a mené une vie en accord avec son éthique, sans jamais démordre des principes qu’il avait fait siens. Dans un monde où « tout vaut tout », il a eu la force de rester en dehors des trahisons et des coups bas. Hélie Denoix De Saint-Marc a traversé la deuxième moitié du 20ème siècle, tel un aristocrate. Dans « Les sentinelles du soir » il déclarait vouloir, je cite, « Simplement essayer d’être un homme ».
Cette sérénité, cette droiture se retrouvent dans ses écrits. C’est pourquoi nous avons choisi de vous lire un texte, qui a pour titre : « Que dire à un jeune de vingt ans ? ». Il est extrait du livre « Toute une vie » paru en 2004. Il a pour but de donner des conseils et des préceptes de vie, aux jeunes adultes, qui souhaitent réussir leur vie autrement, qu’en gagnant de l’argent, mais on y trouve aussi une critique des déviances de notre temps.  A travers ce texte, c’est une part de l’âme et de l’esprit européens qui transparait, c’est un code de conduite, valable de Moscou à Brest, d’Athènes à Oslo. C’est un homme, riche de son expérience personnelle et de sa vie, qui écrit. Il lègue un trésor, les secrets du comportement, de la tenue, et du style qui doivent être ceux de l’homme européen, ceux d’un homme libre.



1.Posté par Castel Erwan le 02/09/2013 20:40 | Alerter
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FÉLICITATIONS !!!!
J'anime du mieux que je peux avec des camarades la mémoire du Commandant sur des blogs ou des groupes FB...
Je suis votre journal depuis 2012 et il est une source vive de réinformation pour ma conscience d'Homme attachée à sa liberté de pensée.
Votre reportage, nous aurions aimé le voir sur nos médias français. Esclaves de la pensée unique ils ont suivis le lâches mépris de nos politiciens
Chapeau pour votre hommage à la hauteur du personnage à qui vous consacrez un reportage d'une tenue exceptionnelle sur le plan déontologique et d'une retenue exemplaire sur le plan politique. Cela change des tartuffes de journalistes qui animent la "médiacrassie" française....
Vous faites honneur au Commandant, à l'Europe et à votre métier !
Merci de tout coeur.

2.Posté par Claire le 03/09/2013 01:34 | Alerter
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"Je suis toujours bouleversée quand l’un de nos grands résistants s’en va. Un de ces pères, de ces frères des hommes qui s’était acquis un si profond respect, et notre indéfectible affection alors même que nous ne l’avions jamais fréquenté. On imagine le deuil de ceux qui ont marché à ses côtés. C’est sûr, la communion des âmes se tisse déjà ici bas ! Cet homme qui a béni, consolé tant de cœurs, réparé tant de mépris, exhorté à tant d’élévation, on le couvait d’existence perpétuelle comme un spécimen en voie de disparition. Et puis, nous le regardions comme "des nôtres" !
C’est ainsi : sur le coup de la nouvelle en ce début de semaine, je fus presque choquée de le savoir obligé de nous quitter: un départ légitime puisque Dieu le rappela. Je devais considérer ce bon droit au repos, celui des braves et des héros, dans la gloire d'un ciel tout vibrant d’une fraternité qui dépasse les terres, les lignées, et réjouit l’univers… Alors essuyant mes yeux, j’allumais une bougie pour ma part d'oraison afin qu’il sache qu’ici sa lumière a compté et qu’elle ne s’éteindra pas. Je remerciais le ciel de nous avoir donné ce valeureux flambeau, et de l’avoir soutenu si longtemps, malgré son pèlerinage douloureux. Je le remerciais d’en avoir fait un témoin admirable plaidant la vérité de notre histoire, puisqu'il fut de ceux qui, prenant leur part du fardeau, refusèrent de faire de nos humbles communautés de l’Algérie française: des boucs émissaires, condamnés par une propagande de pervers et l’accord criminel de dirigeants félons !
Après s'être exposé à payer sa dissidence un prix lourd, il ne renia jamais son choix. Il gardait dans les yeux la limpidité bouleversante de ces cœurs nobles pour lesquels l’honneur et l’esprit de justice, "joyaux" de la conscience, ne se trahissent pas. La mémoire d'un tel intercesseur nous accompagnera jusque à notre dernière heure, les fruits qu’il aura semé lèveront, car il fut un " Théophore" d’une extraordinaire cohorte. La cohorte de ces êtres inoubliables qui ne plièrent pas le genou devant l’iniquité du Pouvoir, et qui adoucirent notre exil en renouant la dignité de nos jours... à l’espérance."

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