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L'Europe de Bruxelles fonce droit dans le mur, mais ses pseudo-élites l'affirment : ne changeons pas le cap !

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Durée : 5min 13sec | Postée : Il y a 5 jours | Chaîne : Le journal de VDLRUssie par chapitre
 
Depuis que les Etats souverains ont l’obligation d’emprunter sur le marché privé, et non plus de s’autofinancer, ils font l’objet de notation régulière de la part de leurs créanciers, afin de vérifier leur solvabilité. La dégradation de la note de la France de AA+ au AA, par Standard and Poor’s, aura pour conséquence un accroissement de la dette nationale ou une baisse des liquidités. Car les nouveaux  emprunts seront dorénavant contractés à des taux plus élevés.
 
Loin d’être synonyme de reprise, cette dégradation impactera un certain nombre d’entreprises privées, comme publiques, qui seront par répercussion probablement dégradées, et contribuera à accroître leur difficulté à se financer. La meilleure solution pour retrouver de la croissance en France serait, comme le propose l’économiste Jacques Sapir, de sortir de la zone euro. Les recettes publiques augmentant, la réduction du déficit serait très rapide, alors qu’il va continuer à être important en 2014 et 2015.
Les signes de reprises en France s’éloignent donc chaque jour et l’on voit mal comment l’emploi pourrait remonter dans ces conditions, malgré les objurgations du Président Hollande et de ses Ministres du travail M. Sapin ou des Finances M. Moscovici. Comme le rappelait le porte-parole de l’Elysée, l’impayable Najat Vallaux-Belkacem, « ne changeons surtout pas de cap ». L’iceberg étant visible, il serait dommage en effet de donner un coup de barre et de le rater, en ne respectant pas la feuille de route imposée par Bruxelles.
 
Seules les banques françaises seront temporairement épargnées. Les banksters ne vont quand même pas se tirer une balle dans le pied, au moment même de la mise en place du système SEPA. A moins d’être chef d’entreprise ou directeur financier, et encore, il y a peu de chance que vous en ayez entendu parler. Le « Single Euro Payments Area » annoncé à la fin de septembre, par Pierre Moscovici, s’inscrit dans la suite du passage à l’euro et s’articule autour d’une réforme réglementaire, qui va contribuer à l’émergence d’un marché unique des paiements de détail. Le but recherché étant l’uniformisation du système bancaire européen, pour permettre aux banques de transférer des fonds en euros, d’un compte à un autre, dans l’ensemble de l’Espace économique comprenant l’Union Européenne, l’Islande, le Liechtenstein, la Norvège mais aussi la Suisse, afin de faciliter les opérations financières, mais aussi de restreindre l’usage des espèces, sous couvert de lutte contre la fraude et l’évasion fiscale, bien entendu.
 
Les entreprises, et tout particulièrement les PME, ont jusqu'au 1er février 2014 pour s’y conformer. Passé ce délai, les opérations réalisées au format national seront refusées. Tant pis pour les retardataires qui ne seront plus en mesure de payer leurs salariés ou leurs fournisseurs, pas plus qu'elles ne pourraient recevoir les paiements de leurs clients. La mise en place de ce nouveau système bancaire devrait principalement bénéficier aux entreprises internationales. Mais par expérience, ce qui apparait évident sur le papier, risque surtout de compliquer, le travail de gestion des PME françaises, qui ne peuvent se permettre le moindre retard de trésorerie, en période de crise économique aggravée. Avec ce nouveau système, les banques se verront déchargées entièrement de leurs responsabilités, notamment envers les particuliers, concernant des prélèvements des créanciers émetteurs. Les expériences malheureuses des systèmes Louvois ou Chorus, de l’Armée française, qui bloque les soldes des militaires mais aussi les paiements des entreprises liées à la défense nationale, préfigurent les craintes de ce ceux qui redoutent retards de salaires, virements non effectués, abonnements impayés et désagréments bancaires, avec encore moins de recours qu’ils ne pouvaient en bénéficier.
 
Lors du Conseil européen de Lisbonne en mars 2000, les dirigeants européens ont fixé pour but à l’Union Européenne, de devenir l’économie la plus dynamique et la plus compétitive au monde, à l’horizon 2010. L’objectif étant d’atteindre une croissance moyenne de 3 % par an et de créer 20 millions d’emplois, entre 2000 et 2010. Il fallait bien que l’UE, tant vantée, démontre enfin son utilité. La réalité est cependant bien différente, avec des taux de chômage et d’endettement records, au point que les pays membres en sont réduits à inventer des taxes, de plus en plus farfelues, pour remplir des caisses qui se vident tout aussi rapidement. Pour autant, rien ne doit entraver le grand projet de marché de libre échange transatlantique, qui doit faire de cette zone, la plus prospère du monde. Toutes les mesures imposées par Bruxelles et la commission européenne, sous couvert de facilitation et de praticité, ne visent en réalité qu’à cet unique but d’uniformiser, non pour établir une puissance européenne, mais bien pour faciliter l’intégration des pays européens à l’économie américanisée. Rappelons la décision de la BCE, de confier à un cabinet américain la mission d’effectuer l’appréciation des bilans de 130 banques de la zone euro, préalablement à l’établissement de l’union bancaire prévue pour décembre. Le rouleau compresseur atlantiste ne s’arrêtera pas pendant la crise économique, au contraire on dirait même qu’il accélère pour faire disparaitre les derniers vestiges de souverainetés. L’économiste américain, Milton Friedman, identifiait deux manières fondamentales de coordonner les activités économiques de millions de personnes. La première est la direction centralisée, qui implique l'usage de la coercition : c'est la technique de l'armée et de l'Etat totalitaire moderne. La seconde est la coopération volontaire des individus : c'est la technique du marché. L��Europe de Bruxelles aura permis d’inventer la dernière étape qui vise à créer un totalitarisme de marché, sur un modèle qui n’aura lui plus rien d’européen.


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