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L'activité manufacturière progresse partout en zone euro, sauf en Hollandie, qui est devenue un poids mort pour l'Europe

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Durée : 4min 37sec | Postée : Il y a 5 jours | Chaîne : Le journal de VDLRUssie par chapitre

L'activité manufacturière en zone euro a progressé en décembre à son rythme le plus élevé en plus de deux ans et demi, portée par une croissance soutenue en Allemagne et en Italie, tandis que la situation s'est dégradée en France : telles sont les conclusions de l’enquête publiée le premier jeudi de 2014 par le groupe d’information financière, Markit.
 
L'indice PMI de la zone euro établi par Markit, a été confirmé à 52,7 pour le mois dernier, son plus haut niveau depuis mai 2011, après un indice à 51,6 au mois de novembre. La composante de la production a progressé à 54,9, également au plus haut depuis mai 2011. Les commandes nouvelles ont connu leur meilleur rythme de croissance depuis avril 2011 - à 54,1 - et les réductions d'emplois ont été quasi interrompues dans ce secteur d’activités. Mais si ce sentiment est positif dans l'ensemble des pays de la zone euro, c’est à l'exception de la France, où l'activité manufacturière s'est contractée à son rythme le plus fort en sept mois, avec un indice PMI à 47,0 contre 48,4 en novembre.
« Le renforcement de la croissance du secteur manufacturier favorise une consolidation de la reprise au sein de la zone euro ». C’est ce qu’a commenté Chris Williamson, responsable de la recherche économique chez Markit, et il a ajouté, je cite : « Les fabricants faisant état d'une nouvelle hausse du volume global des nouvelles commandes, des ventes à l'export et des arriérés de production, le décor semble posé pour un bon début d'année 2014 ». « Le secteur manufacturier devrait en effet pouvoir soutenir une reprise notable, bien que modérée, de l'économie mondiale. » fin de citation.
L'économiste salue également une légère progression des prix enregistrée en décembre dans la zone euro, témoignant selon lui d'une amélioration du pouvoir de tarification des entreprises.
 
Le faible rythme d'inflation en zone euro, tout juste à 0,9% en novembre, préoccupe les responsables de la Banque centrale européenne. Les indices manufacturiers suggèrent un essoufflement des tendances à la désinflation, du moins dans les secteurs manufacturiers.
En Allemagne, ce secteur a connu sa plus forte croissance depuis juin 2011, avec un indice à 54,3 contre 52,7 en novembre.
En Italie, l'activité a poursuivi son redressement en fin d'année, les créations d'emplois et les nouvelles commandes ayant connu leur rythme de croissance le plus élevé en plus de deux ans et demi, ouvrant la voie à un début de reprise en 2014. L'indice PMI Markit/ADACI a atteint 53,3 après 51,4 en novembre. En Espagne, l'activité manufacturière a légèrement progressé, après une contraction en novembre, avec un indice à 50,8 contre 48,6.
Hors zone euro, l'indice PMI a légèrement reculé en Grande-Bretagne, à 57,3 mais le niveau de 58,1 atteint en novembre constituait un plus haut de trois ans.
 
Mais malgré l'amélioration de la situation en Italie et en Espagne, très touchés par la crise, la reprise en zone euro pourrait être entravée par la faiblesse de la France, devenue le véritable boulet de l’économie européenne. Comme le commente encore Chris Williamson :
« Alors qu'en Allemagne, en Italie et en Espagne, la production manufacturière enregistre sa plus forte croissance depuis le premier semestre 2011, soutenue à différents degrés par une hausse des exportations, la France observe quant à elle une contraction plus soutenue de son activité manufacturière résultant en partie d'une détérioration croissante des ventes à l'export », « Cette tendance illustre le problème majeur de compétitivité auquel sont confrontés les fabricants français », fin de citation.
Cité dans le communiqué, Jack Kennedy, lui aussi économiste de Markit, souligne que « les entreprises interrogées mentionnent un climat d'incertitude persistant qui incite les clients à limiter les dépenses et les investissements pourtant nécessaires à la reprise du secteur. […] Les principales variables étudiées se détériorant au cours de la dernière période, un retournement de situation ne se profile pas encore à l'horizon ».
 
Le pessimisme de Markit contraste avec les études les plus récentes de l'Insee qui, dans son enquête de conjoncture de décembre, a ainsi fait état d'un retour de l'indice du climat des affaires dans l'industrie sur sa moyenne de long terme. L'Insee prévoyait en outre un rebond de 0,4% de la croissance française au 4e trimestre après la contraction de 0,1% enregistrée au 3e. La méthode Coué bien française ne semble pas impressionner les experts et les économies européennes qui regardent désormais la Hollandie comme un poids-mort irréformable. Les manifestations des 19, 26 janvier et 2 février pourraient trouver un écho intéressé en dehors des frontières de l’hexagone.


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