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Le Ministère de la Défense, variable d'ajustement fiscal de la Hollandie, ne représente plus que 1,5% du PIB. En 1914, en 1939 aussi, la gauche avait désarmé

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Durée : 4min 30sec | Postée : Il y a 1 semaine | Chaîne : Le journal de VDLRUssie par chapitre

 
Le  Ministre Le Drian aurait-il été effrayé par sa tournée des popotes, au plus exactement des bases de défense de l’armée ? On pourrait le croire, bien que la réponse apportée à la colère des Légions soit ridicule… 30 millions d’euros débloqués en urgence pour, je cite, le « bien être quotidien des militaires ». C’est à peine 160 euros par militaire. À peine deux jours des dépenses pour un mineur clandestin, via les « allocations pour mineurs isolés » de 50000 euros par an.
Comment ne pas mettre en parallèle ces 30 millions et les baisses successives du budget de la défense, variable d’ajustement de la gabegie en Hollandie mais aussi en Sarkozie, en Chiraquie, et en Mitterandie. Depuis 1983, la part de la Défense dans le PIB est passée de 3% à 1,5% en 2013, chiffre le plus bas de ces trente dernières années. Ce ne sont pas les menaces qui ont diminué, ce ne sont pas les autres grandes nations qui ont désarmée (sans parler des USA, la Chine, la Russie réarment et modernisent leurs armées), c’est la France qui n’a plus la volonté de se défendre.
 
Pourtant, nombreux sont les signaux d’alarme tirés par des collectifs d’officiers, comme les « Sentinelles de l’Agora », ou, avant eux « ccc ». L’ASAF, association de soutien à l’armée française, résume assez bien, dans un communiqué de 20 octobre dernier, le politiquement correct et la désinformation qui entoure le texte de présentation du projet de loi de programmation militaire (LPM) et les propos de certains relais d’opinion, qui illustrent la désinformation dont les questions militaires sont l’objet.
 
Ainsi quand on entend, je cite, que « Le président de la République a pris la décision de sanctuariser notre effort de Défense », il serait plus exact d’écrire « geler notre budget de Défense » car l’effort de Défense se mesure au pourcentage du PIB qui lui est consacré. Nous avons ce qu’il en est. De 1,5% du PIB aujourd’hui, notre effort de défense va escomptées auraient été versées au budget général probablement descendre à 1,3%, voire 1,1% du PIB en fin de LPM. L’allusion à une remontée à partir de 2017 au niveau de 2% ne trompe personne…
 
Deuxième bobard souvent entendu : « Les déflations d’effectifs que nous allons entreprendre ne porteront pas atteinte aux capacités opérationnelles attendues de nos armées ». C’est évidemment faux. 
Elles le seront inévitablement. Mais comme le contrat opérationnel, c’est à dire ce qui est « demandé » aux armées », est réduit pour tenir compte de la réduction des effectifs – parfois de moitié – alors, effectivement les suppressions d’effectifs (35 000 personnes entre 2014 et 2019 !) ne devraient pas trop empêcher les armées de remplir ce nouveau contrat opérationnel fortement diminué. Mais par rapport aux capacités actuelles, il s’agit bien d’une réduction des capacités militaires françaises.
  
Grand argument des milieux bobos et des ministres écolo-gauchistes, « La Défense doit participer à l’effort budgétaire actuel ». Si l’on omettait ce qui s’est passé depuis 30 ans, cette affirmation serait peut être pertinente, encore que les menaces sont désormais multiples, plus complexes et sans frontières quand on les compare à celles des années 80. Mais, de plus, faut-il rappeler que pendant cette période, la part du PIB consacrée à la Défense a été ramenée de 3% à 1,5%, c’est-à-dire que des dizaines de milliards de francs puis d’euros ont été économisés sur la Défense ? Aucun autre budget de l’Etat n’a été ponctionné à ce point. Ces réductions n’ont d’ailleurs pas empêché les budgets successifs de l’Etat d’être votés systématiquement en déficit, accroissant d’autant une dette publique qui se monte aujourd’hui à 1 900 milliards d’euros (60 années de budget actuel de la Défense !), dont les seuls intérêts s’élèvent, en 2013, à plus de 56 milliards d’euros soit près de 2 fois le seul budget annuel de la Défense. 
 
Autre rengaine, « Les Français ne s’intéressent pas aux questions de Défense ».   Cette assertion est infondée. Il est certain qu’au regard de leurs préoccupations vitales et immédiates — chômage, insécurité —, la Défense n’est pas la première préoccupation des Français d’autant que ce sujet fait rarement la une des médias ; mais le taux de confiance de plus de 80% qu’ils affichent pour leur armée (contre 15% pour la classe politique !) et leur sentiment de fierté après l’opération Serval confirment l’intérêt qu’ils portent à leurs soldats. Et faut-il tout ramener à un potentiel électoral ? Car selon ce principe, il faudrait supprimer les impôts, bien plus impopulaires que l’armée…
 
La grogne monte dans les rangs de la Grande Muette. Le Ministre de la Défense, Le Drian, vient de s’en rendre compte : il n’a jamais été bon pour Rome de mécontenter ses légions…


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