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Second des municipales en France. Devant le déni de réalité de la classe politique et médiatique française, le troisième tour des Européennes risque d’être chaud.

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Durée : 4min 50sec | Postée : Il y a 4 mois | Chaîne : Le journal par chapitre
Notre analyse des élections municipales de dimanche dernier, écrite pour des raisons de bouclage, à 16 h, avant les résultats officiels, s’est révélée, en tout point, conforme à la réalité des urnes. Même exercice pour cette édition : la politique française est à ce point sclérosée, qu’il ne peut y avoir de surprises…
 
Du premier tour, on notera le culot et le cynisme, de ces ténors de gauche comme de droite qui refusent, au tout nouveau maire Front National, Steeve Briois, et aux potentiels autres qui peuvent sortir des urnes ce soir après 20 h, les compétences pour diriger une ville… Tout d’abord, pour se faire juge, il ne faut pas avoir été délinquant… et quand on voit le bilan de certaines municipalités, de certains conseils généraux ou régionaux, ou tout simplement l’état de la France, on est en droit de se poser la question de savoir qui peut faire pire ? Tout le monde semble oublier que l’actuel président de la république, a été le président du conseil général de la Corrèze, le département le plus endetté et le plus mal géré de France ! Alors laissons au moins aux futurs maires Front National, la présomption de compétences !
 
C’est pourtant une légende tenace, véhiculée par le mainstream médiatique et les états-majors politique, qui veut que les mairies autrefois emportées par le FN en 1995 et 1997, Toulon, Marignane, Orange et Vitrolles, ont été des échecs cuisants. C’est faux. Ne serait que pour Orange, où pour la quatrième fois consécutive son maire, Jacques Bompard, invité régulier de nos plateaux, l’emporte au premier tour en améliorant d’une élection à l’autre son score, avec un bilan extrêmement efficace : baisse des impôts, hausse des investissements, revitalisation du tissu économique, préservation du patrimoine, solidarité urbaine, etc, etc.
Mais c’est également faux pour les villes retournées dans le giron de l’UMP ou du PS. Dans une étude fouillée, Jean-Yves Le Gallou, de la Fondation Polémia, a prouvé que ces mairies « auraient mérité le triple A ». Les chiffres confirment en effet, que les maires FN ont rétabli la situation financière de chacune de ces villes. Les rapports des différentes Cours des comptes régionales sont aussi là pour le prouver. Les électeurs locaux, eux, ont également porté un jugement nuancé et souvent positif sur les mairies Front national. Notons d’abord qu’en dehors de Vitrolles, conquise à la majorité absolue en 1997, les mairies de Marignane, de Toulon et d’Orange ne furent gagnées en 1995, que dans le cadre d’élections triangulaires, les vainqueurs ont donc commencé leur mandat avec un potentiel de moins de 40% des suffrages. Pourtant trois des quatre maires ont été réélus en 2001. Jacques Bompard, quant à lui, récidivera en 2007 et en 2014 !
 
Il est vrai que les maires FN partent avec un handicap certain : ils n’ont pas les appuis ou les connivences nécessaires au sein des conseils généraux ou régionaux, pour obtenir moult subventions comme d’autres. Au contraire, ils doivent faire face à la mesquinerie permanente des services de l’État. Comme c’est le cas à Orange, où à la veille des élections municipales a été décidé le transfert du 1er régiment de Cavalerie de la Légion étrangère, d’Orange à Carpiagne, une municipalité PS. Un régiment qui part, c’est huit cents familles qui déménagent, ce sont 20 millions d'euros de pouvoir d'achat qui quittent le bassin d'Orange, ce sont des dizaines d'entreprises, de fournisseurs et de sous-traitants qui sont fragilisés, pour des raisons bassement politiciennes.
Plus que de l’inexpérience des maires FN, les électeurs français sont victimes des diktats, venus de l’étranger, et qui impose à la France un gouvernement soumis à des intérêts atlantistes, alors qu’une autre majorité pourrait exister en France. Le résultat des urnes ne reflète pas le pays réel. La vitesse à laquelle les listes qui ne jouent pas le jeu mesquin du Front républicain, ont perdu leurs investitures PS ou UMP —voire leur exclusion en cas de fusion de listes avec des candidats FN — en dit long sur le degré de soumission des états-majors parisiens, à certains lobbies ou à certaines loges.
Dans un récent sondage de l’Ifop, 55% des sympathisants de l'UMP et 62% de ceux du FN, souhaiteraient un rapprochement aux élections locales : le jour où ils se lasseront de perdre, alors qu’ils sont majoritaires, l’une de ces deux formations disparaîtra.
 
Des urnes sortiront ce soir sans doute, plusieurs autres maires Front National. Quotidiens, radios, télévisions prédiront la fin de la démocratie, l’apocalypse après l’aurore. Experts et philosophes parleront de cette tâche indélébile sur la république. Peut-être même que des cellules psychologiques seront mises en place… 
Le traumatisme sera si grand, qu’un remaniement ministériel est même possible. Enfin, un simple jeu de chaises musicales. Car si l’endormi de Matignon risque fort de retourner s’occuper de son aérodrome à Nantes, les Valls, Fabius, Taubira, Peillon, et autres sinistres en poste seront toujours là, quitte à s’échanger les maroquins. Entre « youngs leaders », point de trahison.
Le pays légal sera toujours l’ennemi du pays réel. Autant dire, que les élections européennes de juin prochain promettent aux experts, journalistes et philosophes, une autre grande claque à la république.


1.Posté par Houget guy le 31/03/2014 19:59 | Alerter
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Varois de coeur,je sais que Fréjus est une ville stratégique grâce à sa baie ouverte sur la Méditerranée(ancienne base aéro-navale) et son RIMA qui forma et forme des combattants d'une grande valeur,son musée des toupes de Marine ainsi que son port qui bientôt sera relié, grâce à son canal, à Fréjus intra muraux comme à l'époque du consul Romain Agricola ect...ect. Bravo au FN d'avoir conquis cette ville .....Maintenant il faut gérer !