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Ukraine : il n'y a plus d'état de droit à Kiev, la solution fédéraliste doit s'imposer très vite.

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Durée : 5min 45sec | Postée : Il y a 5 jours | Chaîne : Le journal par chapitre
La situation continue de se dégrader en Ukraine, où l’on voit s’installer un paradoxe, qui veut que les régions qui refusent la légitimité du pouvoir factieux de Kiev, voient peu à peu l’ordre et la loi revenir, alors que les régions soumises au pouvoir de Kiev sombrent dans l’anarchie et sont livrées au bon vouloir de bandes armées, dont on ne sait plus, si elles sont maffieuses ou politiques.
Ainsi, dans la région de Tchernigov, au nord du pays, des miliciens armés, se réclamant de Maïdan, ont volé 43 camions à la société Kamaz, constructeur automobile russe. Malgré la plainte déposée auprès des organes de sécurité ukrainiens, non-seulement les véhicules, d’une valeur de plus de 2 millions d’euros, n’ont pas été restitués, mais 150 autres camions stockés sur le site sont en passe d’être saisis.
Vol ou expropriation, tout dépend de l’auteur du coup de force, mais on voit bien à travers cet exemple, qui en illustre des centaines d’autres, que le pouvoir est aux mains de factieux, voir de maffieux, dans les zones soumises à Kiev.
 
À l’Est, au contraire, les villes de Donetsk, Slavyansk et Lougansk voient des citoyens prendre les armes et occuper les bâtiments officiels pour réclamer le retour de l’état de droit et la tenue de référendums pour organiser l’Ukraine en état fédéral, ou, si leurs droits ne sont pas garantis, leur rattachement à la Russie, comme la Crimée.
Ils agissent avec le soutien de la population… et des forces locales de sécurité, puisque la police anti-émeute a refusé de les déloger en leur apportant leur soutien. Le commandant de l’unité a ainsi déclaré, je cite : « Nous ne voulons pas obéir à Kiev, parce que nous ne comprenons pas qui y est légitime ». Envoyé à l’assaut, à la place des policiers ayant fait défaut, le groupe Alpha, unité antiterroriste des forces spéciales ukrainiennes, a quant à lui… refusé de donner l’assaut, je cite : « Nous allons travailler exclusivement dans le cadre légal. Nos divisions ont été créés pour la libération des otages et la lutte contre le terrorisme ». En clair, pas pour tirer sur des citoyens ukrainiens, manifestant pour leurs droits.
 
Le double poids double mesure, qui est la règle des instances européennes, ne tiendra pas longtemps, notamment aux yeux de leur propre opinion publique occidentale.
Difficile de faire passer, d’un côté, les néo-nazis en armes de la place Maïdan prenant par la force le pouvoir pour destituer un président démocratiquement élu, pour des combattants de la liberté, alors que dans le même temps, on refuse de reconnaître à la population des régions de l’Est, le droit à un référendum pour que la majorité puisse librement et démocratiquement décider de son destin.
Le trouble jeu de l’OTAN, qui tente artificiellement de faire monter la pression en accusant la Russie, ne facilite pas le retour au calme. Pratiquant la désinformation systématique à l’égard de la Russie, l’OTAN tente, par tous les moyens, de contrer le plan de la diplomatie russe qui propose la fédéralisation de l’Ukraine. Ainsi, l’OTAN a demandé à la Russie de retirer ses troupes de la frontière ukrainienne, en donnant à la presse occidentale des photos de concentration de chars et d’avions, censées démontrer les volontés belliqueuses de la Russie. Les photos ne sont pas trafiquées… Elles datent juste de l’année dernière. Elles ont été prises, en août 2013, lors d’un exercice dans la région militaire sud. Depuis, les troupes ont regagné leurs bases. Aucun média occidental n’a bien sûr publié la réponse russe… 
 
Il est en effet évident que la fédéralisation de l’Ukraine entraverait toute volonté d’installation de l’OTAN en Ukraine, les régions autonomes voterait contre. L’OTAN ne peut s’installer en Ukraine, que si le pouvoir est central, à Kiev, aux mains de ses affidés.
Or Kiev ne contrôle plus rien.
Elle ne contrôle plus les forces légales, militaires ou policières, qui font défection et refusent d’intervenir contre des citoyens qui demandent un référendum. Le manque de personnel est d’ailleurs si flagrant que l’Ukraine ne peut pas, par exemple, récupérer les navires et les avions qui se trouvent en Crimée, alors que le Président Poutine a demandé leur restitution. Il n’y a en effet plus assez d’équipage ou de pilote pour les convoyer, les militaires ukrainiens s’étant massivement engagés dans l’armée russe…
Elle ne contrôle plus, les milices ultra-nationalistes, qui veulent pousser à la guerre civile pour mieux se tailler un fief à l’Ouest, rêvant d’une indépendance que jamais l’Union européenne ne tolérera à ses portes. La mobilisation générale de toutes ses structures, décrétée par son leader Laroch, n’augure du reste rien de bon pour le pouvoir de Kiev.
Elle ne contrôle pas non plus, les mercenaires d’Academi, le nouveau nom de la société BlackWatter, ou de Greystone, employés par les oligarques ukrainiens à leur service exclusif. Les services occidentaux estiment leur nombre à 1800, entièrement équipés selon les normes ukrainiennes pour mieux se dissimuler. Sans scrupules, sans le moindre lien avec la population ukrainienne, ils n’hésiteront pas à se comporter vis-à-vis des civils comme ils l’ont déjà fait en Afghanistan, en Irak ou en Libye.
 
 
Le pouvoir installé par la force à Kiev est un pouvoir sans légitimité populaire, sans autre programme que de nier à sa population russophone le moindre droit. On se souvient des appels délirants de Loukatchenko appelant à massacrer les Russophones de l’Est. Le pouvoir de Kiev n’a pour seule existence légale que le soutien accordé par l’Union européenne, dans la mesure où il remplit son rôle : empêcher l’Ukraine de revenir dans sa sphère naturelle d’influence, en restant un partenaire de la CEI, un pont entre l’Europe et la Russie.
La Russie qui s’est toujours défendue d’être à l’origine des troubles, et qui ne veut pas la disparition de l’Ukraine, en tant que pays souverain et indépendant.
Mais la Russie qui a aussi toujours revendiqué son droit et son devoir à défendre les russophones d'Ukraine d'éventuelles persécutions.
Les violences commises ce dimanche par des unités non-identifiées contre les manifestants russophones de Slaviansk pourraient accélérer une nécessaire pacification russe…




1.Posté par uzuhu69 le 14/04/2014 08:51 | Alerter
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Vous n'avez pas honte d’écrire autant d'ineptie. Vous avez de la merde devant les yeux. Qu'est ce que vous faites en France d'ailleurs? puisque la Russie a raison. Repartez en Russie.

ProRussia.tv : bon, vous savez pratiquer l'insulte, cela nous permet de mieux vous cerner. Mais sur les faits, rien que les faits ? Prouvez que nous mentons. Les faits que nous décrivons sont avérés et recoupées, soyez moins c... et informez vous auprès de plusieurs sources, c'est le seul effort que nous vous demandons !

2.Posté par Anon le 14/04/2014 12:30 | Alerter
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Information Complémentaire : https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=566120713485269&id=215933751837302

3.Posté par DELAGARDE le 14/04/2014 16:46 | Alerter
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Pauvre uzuhu69.
Ou bien c'est un militant partial, ou bien il doit faire l'effort de s'informer. Il y a sur la toile quelques spécialistes français qui expliquent clairement les manœuvres de l'OTAN et quelque soit leur sensibilité de gauche ou de droite. Ceux-là ne peuvent être accusés d'être russes.
En attendant grâce au président Poutine un bain de sang a été évité.
Le "droit des peuples à disposer d'eux-mêmes" n'est défendu chez les otanistes, que quand ça les arrangent. Pour morceler l'Afrique, les pays du golf et maintenant l'Europe.
Le plan de l'OTAN qui vise à dominer le monde a échoué, au moins pour le moment et notamment en Europe.Mais les tueurs financés par l'US et leurs oligarques n'hésiteront pas à faire couler le sang et accuser la Russie d'escalade.
Les peuples européens commencent à comprendre.
De plus en plus ces peuples se réveillent et en ont mare d'être au service d'un ordre mondial qui les utilise comme une simple marchandise.
De Gaulle qui avait su résister nous manque beaucoup. Les russes ont la chance d'avoir l'équivalent de De Gaulle en la personne d'un grand président qui s'appelle Poutine.

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