En bref, mais en détails…

• Liste Magnitsky : la Douma répond à la bergère

C’est une nouvelle boîte de Pandore qui s’est ouverte avec l’adoption de la Liste Magnitsky. Les relations se tendent entre les Etats-unis et la Russie suite à la guerre commerciale qu’ils se livrent sous couvert de combat politique pour la défense des droits de l’homme. Toutefois l’Amérique semble être victime d’amnésie partielle de ses propres manquements sur son territoire comme de par le monde. Il est vrai qu’elle se sent parfaitement chez elle à l’étranger.
Pour l’instant la bataille s’engage à coup de listes. La Douma (la chambre basse du parlement russe) propose d’interdire le territoire et de bloquer les avoirs des citoyens américains ayant porté atteinte aux droits de ressortissants russes ou aux droits de l’homme, comme l’activité en Russie des ONG politiques financées par les Etats Unis, ou présidée par un citoyen américain. Et plus généralement celles dont les activités représentent une menace pour les intérêts du pays. Les professionnels de l’indignation en Russie ont annoncé souhaiter collaborer avec le Congrès américain afin d’élargir la Liste Magnitsky en y inscrivant les députés russes et les personnes impliqués, dans des procès ou les interdictions des manifestations pour atteintes à l’ordre public.
La liste Magnitsky est une transformation dangereuse d’actes juridiques en actes politiques. Une arme non léthale redoutable dans son application, n’ayant rien à voir avec les droits de l’homme, mais au service du business américain en Russie. Véritable arme juridique stratégique, elle permet à n’importe quelle entreprise américaine de s’abriter derrière pour s’affranchir de la législation russe, des enquêteurs ou des juges. Elles pourront ainsi faire leurs affaires en toute impunité. Exactement ce que souhaitent des personnages comme William Broder, soupçonné de fraude fiscale en Russie dont il a été expulsé en 2005 et qui utilise la liste Magnitski pour dissimuler ses propres malversations. Par l’intermédiaire de son fonds d’investissement Hermitage CAPITAL, la banque britannique HSBC masquait la prise de contrôle d’entreprises russes stratégiques ou à fort potentiel en les accusant de corruption afin de déprécier artificiellement leur valeur. Cette même banque accusée de malversation par le gouvernement américain pour blanchiment d’argent des cartels de la drogue et du terrorisme. Comme d’habitude dans ce pays au droit très relatif, il a suffi d’une simple transaction pour faire cesser les poursuites. La conscience américaine est décidément fort souple quand il s’agit de ses intérêts ou d’économie. À moins que cela ne soit la même chose au final.• Les USA verrouillent toujours le Web

Une conférence mondiale s’est tenue à Dubaï afin de réviser un texte inchangé depuis sa mise en vigueur en 1990 : le Règlement des Télécommunications Internationales (RTI), ou le traité sur la régulation mondiale d’Internet. Mais une fois encore les Etats-Unis et leurs affidés ne sont pas partageurs. Paradoxalement, les Etats qui surveillent le plus leurs propres citoyens sont devenus les « gardiens des libertés des télécommunications ». C’est oublier que lors d’émeutes sociales à Londres comme dans les villes américaines, les gouvernements avaient bloqué les télécommunications, empêchant ainsi les journalistes de reporter leurs observations. La Russie, la Chine et certains Etats arabes ont proposé le transfert partiel des compétences en matière de distribution des noms de domaine aux Etats membres ou bien la création, sous l’égide de l’ONU, d’une organisation internationale. Aujourd’hui la distribution des web-adresses est de facto une prérogative exclusive des sociétés américaines. Notamment de l’Internet Corporation for Assigned Names (ICANN), ayant des liens forts avec l’armée américaine et le département du Commerce des États-Unis. Internet est à la base un système de communication pouvant subsister à une attaque nucléaire. Le monde apprend donc que la Toile est occidentale et n’a de mondial que le nom. Les principales ressources, les serveurs et les protocoles sont situés aux Etats-Unis. Dans le même temps, un projet de fiscalité numérique (ou e-tva) est en cours d’étude. Plus les entreprises ouvriront leurs données clientèles et moins elles payeront. En ce qui concerne la gardienne française des données personnelles, la CNIL, elle n’a pas été invitée ni entendue. Toute cette agitation pourrait être une énième étape du projet d’échange transatlantique entre l’Union européenne et les USA, dont les discussions devraient s’ouvrir début 2013.
• L’OCDE veut libérer la Femme en la mettant au travail

L’Organisation de Coopération et de Développement Economiques justifie d’une nouvelle manière que « la liberté de la femme c’est le travail ». La famille devenant un frein, ces experts affirment que la croissance économique mondiale bénéficierait d’un véritable « coup de fouet » si davantage de femmes exerçait un travail rémunéré.
C’est bien connu, après nous avoir vendu que le travail c’est la santé voici venue la notion de liberté par le travail. Étrange conception qui rappelle un autre slogan de sinistre mémoire.
Historiquement, le mouvement féministe moderne est né après la seconde guerre mondiale. Au nom de la liberté de la Femme avec un grand « F », les buts inavouables sont de doubler les travailleurs et les personnes imposables, tout en déstabilisant le noyau familial, créant ainsi, encore plus de concurrence sur le marché du travail par une baisse des salaires, et l’augmentation des profits pour une minorité.
Il n’y a que dans l’espèce humaine que l’instinct maternel est subjugué par le matérialisme. Modèle d’une société dirigée par des fous inversant les valeurs. Il leur suffit de présenter des mensonges comme des vérités pour véhiculer sous couvert de progrès et de justice leur doctrine égalitariste. La complémentarité homme-femme étant niée au profit de la similarité. Malheureusement, les femmes en seront les premières victimes si elles n’en décèlent pas les pièges. Vu le niveau de civilisation que nous avons atteint, il en faudra peu pour convaincre les mouvements féministes d’adhérer à cette conception. Et si l’incitation ne suffit pas à convaincre la moitié de l’humanité, on recourra à des bras armés comme les extrémistes féministes des FEMEN. Bien qu’ultra-minoritaires, celles-ci n’hésiteront pas à violer impunément les lois lors d’exhibitions hystériques et violentes, en véritables idiotes utiles appointées par une oligarchie qui rêve de voir s’effondrer les obstacles à son hégémonie. Ce que l’OCDE veut c’est donc remplacer des hommes par des femmes moins bien payées. Oui, les femmes au travail, c’est bon pour la croissance, et ça apporterait même encore plus de croissance si elles louaient toutes leur ventre !
Ne doutons pas que la prochaine expertise présentera comme un progrès mondial l’idée lumineuse de remettre les enfants au travail, avant de les créer à la chaîne, lorsqu’il sera plus rentable de s’affranchir de la femme.
• Tolstoï, prolonge son séjour à Reims jusqu’à fin Janvier 2013

En 2012, en France comme en Russie, on a commémoré le centenaire de la désastreuse campagne de Russie où Napoléon est allé se casser les reins. Avec son armée d’envahisseurs, il voulait y imposer les « acquis de la Révolution » dont il était l’héritier. En Russie on parle plutôt de guerre patriotique, ce qui est bien naturel puisque c’est à partir de cette agression étrangère, que les Russes ont pris conscience de leur Patrie. Ce qui s’est traduit dans le domaine culturel par la prise de conscience qu’ils avaient leur propre langue. « Auparavant nous parlions la langue de l’Europe » [le Français] dit Alexandre Pouchkine, le père de la littérature russe.
C’est donc dans cette langue, que le grand écrivain russe  Léon Tolstoï a écrit son fabuleux roman patriotique Guerre et Paix, dont l’action se déroule entre 1805 et 1820, sans renoncer par endroits au français, qui resta d’ailleurs en faveur en Russie jusqu’à la révolution bolchevique, elle aussi héritière de la subversion jacobine.
Pour rendre hommage à la fois à l’ouvrage et à son auteur, une belle exposition lui à été consacrée, par l’association « Dialogue Franco russe », présidée par le prince Alexandre Troubetkoï qui avait présenté, l’exposition précédente consacrée elle au centenaire de Borodino.
Intitulée  « La Guerre et la Paix » au travers du regard d’artistes russes, cette exposition, réalisée en partenariat avec le Musée d’Etat Léon Tolstoï de Moscou, est placée sous le haut-patronage du Ministère de la Culture de la Fédération de Russie, dans le cadre du Bicentenaire de la guerre patriotique et de l’année croisée « France-Russie, langues et littératures ».
Destinée à un large publique, elle est présentée sous la forme de 15 panneaux et de 5 vitrines protégeant des fac-similés d’illustrations, des manuscrits et des lettres, qui permettent aux visiteurs de découvrir le regard d’artistes russes et français, sur le célébrissime roman de Tolstoï, l’histoire de sa création et des prototypes des principaux personnages, en rapport avec la réalité historique. Deux bornes tactiles d’informations permettent également une approche ludique du roman, de son auteur et de la campagne de Russie. Des documentaires complètent visuellement l’information historique.
Créée à Paris au début de l’automne 2012, l’exposition sera ensuite présentée dans diverses cités françaises, jusqu’en 2015. Au Musée Saint-Rémi de Reims, où elle a été ouverte au public le 4 octobre dernier, elle a eut tant de succès que, primitivement prévue jusqu’au 15 janvier 2013, elle sera prolongée dans cette ville jusqu’à la fin du mois.
A Reims, elle est accompagnée de conférences et d’activités culturelles réalisées en collaboration avec des lycées, des universités, des librairies et des bibliothèques.
Ensuite, elle sera à la disposition des autres villes qui en feront la demande.

Renseignements: Catherine Boncenne, Tél. 06 62 32 73 78, courriel :[email protected]